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Femme bushman et son enfant, Kaudwane, Botswana. © Alexandra Bagge/Survival |
Des centaines deBushmenontété contrariés et frustrés par le refus du président botswanais de dialoguer avec eux au cours dâune visite officielle qui a eu lieu jeudi dernier.
Le président Khama, accompagné de quatre ministres du gouvernement a rencontré les Bushmen dans le camp de New Xade où ils ont été parqués après leur expulsion de la Réserve du Kalahari central en 2002. En dépit d’unjugement rendu il y a trois ansqui confirmait leur droità vivre dans la réserve, beaucoup d’entre eux croupissent encore dans de sinistres camps de relocalisation.
Depuis ce jugement, le gouvernement interdit aux Bushmen dâaccéder à leur puits, une source dâeau indispensable à leur survie dans la réserve. Les tentatives de négociations avec le gouvernement ayant échoué, les Bushmen ont entamé de nouvelles procédures judiciaires pourrécupérer l’accès à leur puits.
Ne tenant aucun compte des revendications des Bushmen, le président Khama a préféré parler de la modernisation du camp de New Xade. Lorsque Roy Sesana, fondateur de l’organisation bushman First People of the Kalahari, a posé une question sur l’échec de ces négociations, le ministre de la vie sauvage et des parcs nationaux lui a répondu que le président’n’avait pasà entendre ceci’.
Le porte-parole bushman Jumanda Gakelebone a déclaré : âNous avions bon espoir que le président aborde le problème de l’eau et nous donne des réponses qui auraient fait preuve dâune volonté de dialogue. Mais il n’a pas daigné nous parler. Nous n’avons eu aucune opportunité de nous exprimerâ.
Alors que le droit d’accès à l’eau est nié aux Bushmen, le président Khama, membre du Conseil d’administration de l’ONG Conservation international, a fait creuser de nouveaux puits dans la réserve,financés par Tiffany& Co, et a donné le feu vert à la construction d’un lodge de safari avec piscine qui vient dâêtre ouvert dans la réserve.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : âLa politique du président Khama est illégale et viole les droits fondamentaux des Bushmen. Malgré les coups portés par lâopinion mondiale à la réputation du pays, son gouvernement paraît déterminé à anéantir les Bushmen. Dans cette réserve, où l’eau nâest fournie quâaux animaux, les touristes finiront bien par piétiner les tombes des Bushmenâ.
